Le gérant a outrepassé ses pouvoirs statutaires en vendant le bien immobilier sans consulter les associés. La vente est scellée avec le tiers, mais les associés sont furieux.
Bien que l'acte conclu au mépris des statuts engage valablement la société vis-à-vis du tiers, quelles sont les conséquences juridiques internes pour le gérant qui a violé cette clause limitative ?
Si le tiers est protégé, le gérant fautif ne l'est pas. En violant délibérément les statuts, le dirigeant commet une faute de gestion. En interne, il devra indemniser la société sur son propre patrimoine (responsabilité civile) et s'expose à un licenciement/révocation pour juste motif.