Il s'agit d'un concept central pour analyser la faiblesse de la croissance européenne post-2008.
La dissertation sur la croissance de la zone euro faisait appel à une thèse économique pessimiste. Comment nomme-t-on la thèse (initiée par A. Hansen et remise au goût du jour par L. Summers et R. Gordon) qui redoute que les économies occidentales soient entrées dans une très longue période de croissance molle, structurellement pénalisées par le vieillissement démographique, un excès d'épargne et l'épuisement des innovations majeures ?
Il s'agit de la stagnation séculaire. Cette thèse explique que la faiblesse de la demande globale est devenue structurelle. Face à un déficit permanent d'investissement et à une population vieillissante (qui épargne), la croissance naturelle tend vers zéro, rendant les politiques de relance traditionnelles impuissantes.