Le droit français n'aime pas que l'on s'enrichisse sans payer sa quote-part.
Bien qu'elle offre un bilan plus "beau", la réévaluation libre est en réalité très rare dans les entreprises françaises. Quel est le frein majeur (en dehors des périodes d'amnistie temporaires votées par l'État) à cette pratique ?
Le frein est d'ordre fiscal. En principe de droit commun, l'écart de réévaluation (la plus-value constatée) constitue un profit imposable immédiatement (assujetti à l'Impôt sur les Sociétés), alors même que l'entreprise n'a dégagé aucune trésorerie réelle puisqu'elle n'a pas vendu l'actif.