L'entreprise a enregistré en comptabilité une diminution de sa dette fournisseur en Suisse (le franc suisse a baissé). L'écart de conversion passif est de 3 000 €. En vertu du principe de prudence, ce gain latent n'a pas impacté le résultat comptable (compte 477).
Déterminez le traitement d'un "gain de change latent" sur une dette en devises.
Sur le plan fiscal (Article 38-4 du CGI), l'administration fiscale est moins prudente que la comptabilité : les gains latents de change constatés à la clôture sur des créances ou dettes en monnaies étrangères sont immédiatement imposables. L'entreprise doit donc procéder à une réintégration extracomptable de 3 000 € pour majorer son bénéfice imposable.