Le droit français privilégie la protection des créanciers en refusant de "gonfler" artificiellement le patrimoine avec des biens dont on pourrait être dépossédé en cas de non-paiement.
La fiche mentionne le "Principe de Prudence" parmi les mots-clés de ce chapitre. Comment ce principe explique-t-il, en partie, la réticence historique du droit français à inscrire les biens en crédit-bail à l'actif ?
Le principe de prudence interdit de comptabiliser un gain ou un actif s'il n'est pas certain. Ne pas être propriétaire juridiquement signifie que le bien peut être repris à tout moment par le loueur en cas d'impayé. Inscrire ce bien à l'actif donnerait une image faussement sécurisante (surévaluée) du patrimoine de l'entreprise, ce qui est contraire à la prudence.