La nuance qui change tout : Une démission doit être claire et non équivoque. La colère empêche le consentement clair.
Sous le coup de la colère lors d'une dispute, un salarié crie "Je démissionne !" et quitte l'entreprise. Le lendemain, il envoie un mail pour s'excuser et dire qu'il veut revenir. L'employeur refuse et lui envoie son solde de tout compte. Comment le juge va-t-il requalifier cette "démission" ?
Puisque la démission a été donnée sous le coup de l'émotion (équivoque) et rétractée très rapidement, elle n'est pas valable. Le refus de l'employeur de le reprendre transforme la rupture en licenciement sans cause réelle et sérieuse (ou licenciement abusif), car c'est bien l'employeur qui impose la fin du contrat.