Pendant la crise du Covid, l'INSEE a mesuré une explosion du taux d'épargne des Français, ce qui illustre en partie cette théorie.
Une autre limite des plans de relance financés par la dette est le "théorème d'équivalence ricardienne" (reformulé par Robert Barro). Que postule cette théorie concernant les anticipations des ménages ?
L'équivalence ricardienne postule que les ménages sont dotés d'anticipations rationnelles. S'ils reçoivent de l'argent de l'État lors d'un plan de relance financé par la dette, ils anticipent que cette dette devra être remboursée plus tard par des hausses d'impôts. Par conséquent, au lieu de consommer cet argent (ce qui relancerait l'économie), ils l'épargnent intégralement pour pouvoir payer ces futurs impôts. La relance par le déficit est donc inefficace.