Il s'agit d'un déficit foncier issu de dépenses de travaux (hors intérêts d'emprunt).
L'artisan a proposé à Emma de rénover entièrement la maison mise en location pour 25 000 € (dépense intégralement déductible au régime réel). Elle percevrait toujours 8 000 € de loyers la même année. Comment ce déficit de 17 000 € (8 000 - 25 000) serait-il traité fiscalement ?
Les déficits fonciers qui ne proviennent pas des intérêts d'emprunt s'imputent sur le revenu global de l'année (venant diminuer fortement l'IR sur ses salaires), mais dans la limite stricte d'un plafond de 10 700 €. La fraction du déficit excédant ce plafond (ici : 17 000 - 10 700 = 6 300 €) n'est pas perdue : elle sera reportée et ne pourra s'imputer que sur les revenus fonciers des 10 années suivantes.