La nuance qui change tout : La jurisprudence (revirement de 2017) fait une distinction stricte entre une simple "offre" et une "promesse unilatérale".
Un employeur envoie un e-mail à un candidat : "Nous vous proposons le poste de comptable à 3000 € bruts, merci de nous confirmer votre accord avant vendredi". Le jeudi matin, avant que le candidat ne réponde, l'employeur se rétracte et annule sa proposition. Quel est le risque juridique pour l'employeur ?
Il s'agit ici d'une simple offre de contrat de travail (car l'employeur n'a pas exprimé son consentement ferme et définitif, il attend l'accord). La rétractation avant acceptation empêche la formation du contrat. Le candidat ne peut exiger qu'un dédommagement pour préjudice (responsabilité extracontractuelle), mais il ne s'agit pas d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse (réservé à la promesse unilatérale).