Le corrigé 2025 attendait de mettre en balance les limites de la dette avec ses effets positifs conjoncturels.
À l'inverse, comment l'approche keynésienne justifie-t-elle que le déficit (et donc la dette publique) puisse être un moteur indispensable à la croissance en période de crise (fonction de stabilisation de Musgrave)?
Pour Keynes, en cas de crise et de ralentissement économique (chute de l'investissement privé et de la consommation), le marché ne s'autorégule pas. L'État doit délibérément creuser son déficit pour injecter des liquidités (grands travaux, aides sociales) afin de compenser et soutenir la demande globale. Grâce à l'effet multiplicateur, cette dépense publique entraîne une relance de la production, créant une richesse supérieure à la dépense initiale.